Aujourd’hui, petit extrait.

Pas le même qu’Amazon en plus, qui a facilement choisi les 22 premières pages, mais on ne vas pas leur en vouloir. Ce premier extrait, parle de mon personnage favori : mon tueur psychopathe! alors ne vous méprenez pas, je ne suis pas une fan des meurtriers, loin de là, mais le mien a été délicat à inventer. Il a un esprit complexe, torturé, pour ne pas dire dérangé mentalement, mais je ne voulais pas qu’il soit exclusivement mauvais. J’ai donc du travailler sur son « esprit » plusieurs mois et j’ai fini par m’attacher à lui.  Et puis en tout honnêté, c’est quand même lui qui met le plus d’ambiance ! donc mon psychopathe s’appelle Allan, il a 17 ans presque 18, plutôt joli garçon (j’allais pas en plus le faire moche) et il a une forte tendance à tuer tout ce qui bouge. Son objectif : la vengeance ! Alors je vous entends déjà me dire : « ouais la vengeance c’est classique », c’est vrai, je le reconnais, mais ce qui l’est moins c’est pourquoi…..

 » Il ouvre les yeux. Avec difficulté. Il a réussi à s’endormir finalement. Heureusement. Quelques heures de sommeil ont calmé la fanfare qui jouait cette nuit sous son crâne, et seul un percussionniste solo bat encore le tempo quelque part.

Une violente crampe lui empoigne les entrailles. Il se précipite en titubant, jusqu’au trou qui lui sert de chiotte. Juste à temps. Il grogne. La douleur est atroce, il n’a plus rien d’autre dans l’estomac que de la bile ! Il halète douloureusement, les yeux fermés, incapable de bouger, jusqu’à ce que la douleur se taise. Au bout de quelques minutes, il rejoint l’évier en se traînant. Il a mal. Vraiment mal cette fois ! Il a poussé trop loin ! Et rien ne s’est passé comme prévu. Elle n’aurait pas dû se réveiller. Et il aurait passé la nuit, à enterrer son cadavre plutôt qu’à vomir ses tripes ! Pourquoi elle s’est réveillée ? !
Il avale un peu d’eau pour apaiser le feu dans sa gorge et dans son ventre. Elle est glacée et salutaire, mais lui déclenche un nouveau spasme. Son estomac se contracte, violemment. Il s’agrippe aux rebords en faïence, s’attendant à une nouvelle remontée brûlante, mais la douleur passe et son estomac se relâche finalement.
Il soupire, soulagé. Ça va aller maintenant. Il essuie les gouttes de sueurs qui s’accrochent à son front. Ça va aller.
Il croise son regard dans le miroir et détourne la tête, dégoûté de lui. Il sait pourquoi…
Parce qu’il a flanché. Tout bonnement. Son plan était simple pourtant : la retrouver, et la tuer. La retrouver…Et la tuer ! Bordel ! C’était pas compliqué ! Mais elle a ouvert les yeux. Elle a pensé à Lui, leur père. Et il a flanché.
D’un revers de main furieux, il envoie valdinguer l’une des chaises, qui se trouve à sa portée. Elle s’éclate contre le mur, amputant encore plus, son déjà maigre mobilier.
Un frisson le secoue. La retrouver et la tuer. C’était tout ce qu’il avait à faire. Mais elle s’est réveillée. Il a perdu du temps et elle s’est réveillée. Alors, il a flanché.
Il a envie de hurler, d’y aller et de la bousiller ! Les bousiller toutes les deux ! Il en est capable ! D’un seul coup ! En claquant des doigts ! Et ce serait tellement bon !
Mais ce n’est pas comme ça, que ça doit se passer ! Il doit respecter le rituel. A la lettre, sinon ça ne marchera pas. Sinon ce sera un meurtre gratuit et sans importance ! Et elle est importante ! ELLE est importante. Et même plus…
Il respire lentement pour se calmer. Il doit se calmer !
Il s’assoit sur la deuxième chaise. Il est fatigué. Tellement fatigué. Elle ne l’a pas loupé hier soir. Ses tibias sont couverts de bleus. Il ne s’attendait pas à ça.
Elle m’a pris pour Lui
Pas à ce qu’elle se réveille. Pas à ce qu’elle se batte. Pas à ce qu’il flanche. Il avait pensé que les dix années qu’il avait passé à souffrir pour elle, l’auraient endurci. Qu’il se débarrasserait d’elle et que tout serait fini. C’était le plan. La retrouver et la tuer.
Mais le plan a foiré.
Et maintenant ?
Maintenant, il doit reprendre ses esprits. Se calmer. Sinon, il va disjoncter et faire des bêtises. Et il ne doit PAS faire des bêtises ! Il doit réfléchir à un autre plan. Parce qu’il n’a pas vécu tout ça pour rien. Parce les choses ne peuvent rester ce qu’elles sont.
Il pose ses mains à plat sur la table et respire calmement. Se concentre. Force sa respiration à ralentir, son esprit à se fixer sur ses nouvelles résolutions.
Petit un : ré examiner la situation. Il a flanché. Ok. Mais il ne flanchera plus. Il se protégera la prochaine fois et ne se laissera plus avoir par son esprit larmoyant. Il ne peut pas se le permettre. Parce qu’alors les conséquences seraient irréversibles.
Petit deux : il l’a bêtement laissée partir. Il doit donc trouver RAPIDEMENT une solution.
Non pas qu’il pense qu’elle puisse le dénoncer aux flics, non ! Elle pue trop la culpabilité et le ressentiment pour ça. La pauvre chérie doit être persuadée que c’est sa faute ! C’est un reste de son éducation. Aucun risque qu’elle le dénonce ! Non, mais avec la tête qu’elle doit se payer ce matin, elle risque d’éveiller les soupçons chez sa mère, ou chez sa soi-disante amie. Et ça, ce n’est pas bon. Éveiller les soupçons conduit à perdre le contrôle, et à faire des bêtises. Et il doit arrêter les bêtises.
Petit trois : Établir un nouveau plan.
Mais un plan bien ficelé cette fois, et qui ne souffrira pas de la moindre hésitation. Un plan parfait qu’il exécutera jusqu’au bout. Pour qu’enfin les choses redeviennent normales. C’est la seule solution. Sa seule chance.
Il regarde sa montre : 11h35. Il est plus que temps. Il ferme les yeux et reste ainsi un moment. Calme. Songeur. Puis il les rouvre lentement, et sourit. »

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Présentation

alors une petite présentation s’impose : j’ai 38 ans, pour encore quelques mois, trois enfants, un mari, de nombreuses bêtes à quatre pattes et suis pour le moment en congé parental. Ce qui m’a permis d’achever ce roman qui végétait depuis quelques temps, pour ne pas dire plusieurs années, dans mon tiroir. Une fois achevé, je  l’ai fait lire fièrement à quelques personnes, pour l’essentiel de ma famille, histoire de ne pas prendre trop de risques questions critiques assassines. Et puis je me suis dit, pourquoi pas aller voir plus loin. Je l’ai donc envoyé à plusieurs maisons d’édition et en attendant d’hypothétiques réponses (refus ?) je me suis lancée dans l’auto édition. Nous verrons bien, mes mots et moi même où cela nous mènera !